


’Au Bénin, en 2013, des études que nous avons réalisées au sein de la population générale dans la zone sanitaire Ouidah, Tori Bossito et kpomassè, avaient révélé que, 23, 9 % des personnes souffrent de dépression. Plus tôt, en 2009, à Cotonou, le taux de prévalence de la dépression était estimé à 30% ‘’ déclare la psychiatre Elvire Kilikpo.

Une épidémie est une urgence sanitaire qui suppose un mécanisme de financement bien huilé, prêt à être mis en branle. Malheureusement jusqu’ici, la plupart des pays africains ont la main tendue vers les aides extérieures dès l’avènement de ces maladies.

L’Intelligence Artificielle fait déjà son petit bonhomme de chemin dans certains domaines de la médecine. Son utilisation dans la prévention et la gestion des épidémies en Afrique de l’Ouest n’avait par contre pas encore été évoquée jusqu’ici. C’est la deuxième conférence internationale sur la fièvre lassa qui s’est penchée sur la problématique.

La deuxième conférence internationale sur la fièvre lassa a démarré ce lundi 8 septembre 2025 à Abidjan en Côte d’ivoire. Près de 1000 chercheurs, experts en santé et acteurs de la médecine traditionnelle Africaine se sont donnés rendez-vous pour en finir avec cette fièvre hémorragique dans l’espace CEDEAO. Le coup d’envoi a été officiellement donné par le premier ministre ivoirien.

Entre autres acteurs invités à la deuxième conférence internationale sur la fièvre lassa, les acteurs de la médecine traditionnelle africaine notamment du Bénin. L’OOAS (Organisation Ouest Africaine de la santé) est résolument tournée vers l’élimination du virus lassa avec des solutions qui tiennent compte de la sociologie des populations de la région ouest – africaine.